Archive for Bonnes manières

L’armure d’or des Gémeaux en pleurs…

Après Hirotaka Suzuoki (Shiryû), Kôji Totani (Shura) et, il y a déjà quelques années, Kaneto Shiozawa (Mû), la liste des disparitions du côté des seiyuu originaux de Saint Seiya ne cesse de s’aggrandir avec cette fois le décès de Kazuyuki Sogabe à l’âge de 58 ans.

Voix de Saga gris, dans le Sanctuaire, puis Saga tout court dans les scènes de flashback ou d’apparition qui suivront dans la série, il donnait aussi sa voix au Pope Ares (Saga dissimulé, donc) et à Kanon des Gémeaux.

Adieu, Saga...Sogabe s’est donc éteint le 17 septembre dernier des suites d’un cancer de l’oesophage. Né le 16 avril 1948 dans la préfecture de Chiba, Sogabe était également connu pour ses rôles dans Hokuto no Ken (Hyuui du Vent), Sailormoon (Kunzite), Dragon Ball GT (Docteur Myu), le 7ème film de DBZ (C13), Bubble Gum Crisis (Largo)… Voix imposante et majestueuse, son interprétation de Saga dans les ultimes épisodes du Sanctuaire et Shinku no shônen densetsu (”Abel”), troisième film de Saint Seiya, restera dans les mémoires.

En bisbrouille avec Aoni Production et lucide quant à l’état de sa voix, il s’était retiré du monde du doublage le 31 décembre 2000… Laissant ses rôles à un comédien capable de l’imiter avec aisance, Ryôtarô Okiayu (voix de Saga et Kanon dans les OAV Jûnikyû-hen et Meikai-hen).

2006, année meurtrière pour les fans de Saint Seiya… Mais je me répète.

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… et le Capricorne avec lui.

Curieux, quand même, ce que la vie réserve parfois comme ironie du sort.
En effet, à l’image de l’épisode 66 de “Saint Seiya”, Shiryû du Dragon (Hirotaka Suzuoki) a rejoint dans les cieux il y a quelques jours Shura du Capricorne (Kôji Totani), décédé quant à lui le 6 février 2006 d’une crise cardiaque.

Pas très récent, me direz-vous, mais on avait à mon sens pas parlé sur le web occidental - jusqu’à hier (merci Nao !) - du décès de ce seiyû né le Disparition du chevalier d'or du Capricorne !12 juillet 1948 à Nagoya. Avant d’être remplacé par le très talentueux Takeshi Kusao sur le jûnikyû-hen, Totani était en effet la voix du chevalier d’or du Capricorne durant la série et aussi le film “Shinku no shônen densetsu” (Abel), ainsi que le chevalier d’argent Moses. Il était également connu pour ses rôles dans “Hokuto no Ken” et “Hokuto no Ken 2″ (Jagi, Han, Ryûken), “Kinnikuman” (le commentateur, Inspecteur Gobugari), “Candy Candy” (George) et la narration d’un grand nombre de drama et de documentaires… Sa très belle voix demeure cependant assez méconnue du public.

Une pensée pour la famille d’un comédien, lui aussi, trop tôt disparu (58 ans !).

2006, année décidément meurtrière pour le monde du doublage.

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Le Dragon s’en est allé…

Disparition du chevalier de bronze du dragon !Une bien triste nouvelle pour tous les fans de “Saint Seiya” et les amoureux du “premier doublage” comme on doit l’appeler à présent… Depuis le remplacement intempestif des comédiens originaux…

Le quotidien Asahi a publié sur son site web une courte nécro du comédien de doublage Hirotaka Suzuoki, né le 6 mars 1950 à Nagoya et décédé ce dimanche 6 août des suites d’un cancer du poumon.

Beaucoup se souviendront de lui pour l’énergie qu’il avait insufflé au personnage de Shiryû du Dragon dans le doublage japonais original de “Saint Seiya”, et sa voix à la fois grave et élégante reconnaissable entre toutes. Ses derniers travaux sur l’oeuvre culte de Masami Kurumada, à l’image de Tôru Furuya and Co, auront donc été le film “Saint Seiya Tenkai-hen” et le jeu Playstation 2… Un dernier film maudit pourtant si magnifique, qui revêt aujourd’hui une saveur plus amère que de coutume.
Shiryû, chevalier de bronze du DragonLes fans se souviendront également de ses autres rôles majeurs dans la japanime tels que Tenshin Han dans “Dragon Ball” et “Dragon Ball Z”, Bright Noah dans la saga “Gundam”, Kôjirô Hyûga (Mark Landers) dans “Captain Tsubasa” (”Olive et Tom”), Shachi dans “Hokuto no Ken 2″ (”Ken le survivant”), Tatewaki Kuno dans “Ranma 1/2″ ou encore Hajime Saitô dans “Rurôni Kenshin”. Avec lui disparaissent beaucoup de vains espoirs des fans de “Saint Seiya”, souhaitant ardemment retrouver un jour les comédiens originaux qui avaient fait un travail si merveilleux sur les chevaliers de bronze de notre enfance… En fin de compte, c’est une petite part de nous même qui disparaît à jamais avec lui.

Il avait 56 ans. Paix à son âme.

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Un blog du 21ème siècle…

Bon ben voilà…
Après avoir brièvement fait partie de la première grande vague de blogs français (avec un blog Saint Seiya fleurant bon la nostalgie… Aaah, la chasse aux infos sur le Meiô Hades Jûnikyû-hen !), me revoilà avec un nouveau cyber-journal. Entre les deux, un iatus de cinq ans. Autant dire une éternité.

Si à l’époque de ce premier blog je vivais encore bien au chaud chez mes parents dans une banlieue populaire bruxelloise, je vis désormais au rythme de la capitale gauloise. Aaaah, Paris… La Ville Lumière, que je connaissais déjà bien pour y avoir séjourné à de si nombreuses reprises au cours de mon existence. Elle ne m’avait jamais paru aussi belle et désirable qu’après avoir débarqué du Var un beau matin d’octobre 2005.

Brignoles - La place Caramy

Dire que j’ai souffert pendant une année à Brignoles - capitale du Centre Var (sic !) - serait à la fois un euphémisme et une exagération. Ce n’était pas la mine et j’y ai malgré tout vécu de très bons moments. Mais certains amis brignolais m’y ont vu m’éteindre socialement et psychologiquement à la vitesse grand V. Indépendamment du boulot, qui fut pénible par bien des aspects mais qui restera quoiqu’il arrive une expérience inoubliable et irremplaçable, je sentais que je n’étais décidemment pas à ma place dans cette obscure bourgade qui ne m’apportait d’autre plaisir que celui de me mettre au défi. C’est malgré tout la mort dans l’âme que j’avais décidé de quitter ma petite vie varoise et certains collègues devenus amis… Amis. Comme mes anciens patrons, en qui j’avais une confiance aveugle et absolue… Un respect sincère brisé, une fois le masque tombé et certaines méthodes révélées. Mon départ du Var n’était motivé à l’origine que par des problèmes personnels. Mais il fut finalement précipité, pour des raisons professionnelles et d’éthique. La vie est décidément pleine de (mauvaises) surprises. Ils m’avaient donné ma chance… Je suis repartis avec mes désillusions et mon chagrin sous le bras, fort néanmoins d’une expérience nouvelle. En cela, Brignoles ne fut pas un échec total.

Me voilà donc à Paris, prêt à en découdre malgré l’échec. Prêt à relancer la machine, prêt à affronter les entretiens d’embauches et les réécritures de CV. En vrai citadin, je ne pouvais que me réjouir de retrouver le dynamisme d’une grande ville et les possibilités offertes. En quelques jours, je revenais à la vie. Je retrouvais l’énergie indispensable pour aller taquiner Madame La Chance… Cette dernière, qui ne sourit dit-on qu’aux audacieux et aux battants, me permet finalement de retrouver l’inespéré… Un boulot dans le domaine de ma passion, l’audio-visuel, et plus particulièrement le média qui m’est le plus cher : le dessin animé. Un poste à ma convenance, avec des responsabilités accrues et une charge de travail stimulante. Quelques mois plus tard, et bien après une rupture aussi douloureuse qu’inévitable dans ma vie sentimentale, je retrouvais le bonheur en la personne de Claire. L’ultime et la plus belle perle venant s’ajouter à mon collier de bienfaits parisiens.

A Brignoles déjà, très impliqué dans mon travail, je n’avais guère la force et le loisir de reprendre mes activités internautiques commencées à la toute fin de 1998. Comme la création et co-création de trois sites web (Burning Blood, Moerucosmo et Cyna) et la fréquentation de divers forums et autres newsgroups de japanime. J’ai dû laisser toutes ces activités en friche, à mon grand regret. Mais c’était inéluctable. Travailler dans le milieu vous apporte une bonne dose de recul, et votre vision devient tout d’un coup plus cynique. On se sent rapidement très détaché des simples considérations du fan lambda.

Mon arrivée à Paris n’aurait pas dû arranger les choses, emporté qu’on est dans le tourbillon des plaisirs de la ville. Mais, étrangement, en dépit de solides horaires de travail et d’une vie sociale agréablement chargée, j’ai réussi à envisager de reprendre le “clavier”. J’ai retrouvé, quelque part, l’optimisme innocent qui me permettait jadis de chroniquer tel DVD de Saint Seiya, tel CD de Yôko Kanno ou encore tel film magnifique de Sergio Leone.

Car voilà ce qui me passionne plus que tout avec le web : la possibilité de partager mes émotions rapidement et avec le plus grand nombre. J’ai toujours ressenti le besoin de m’exprimer sur tout et n’importe quoi… Un bon film, une série télé déchirante, un bouquin passionnant, un art book de Cowboy Bebop à tomber… Que sais-je. Si j’ai sans doute tourné définitivement la page des sites web (il m’arrive encore d’écrire des articles de japanime pour la presse spécialisée), ce nouveau blog me permet de renouer quelque part avec certains plaisirs abandonnés. Il me servira d’exhutoire et de tribune… Pour moi-même, déjà (ce qui peut être parfois très libérateur, je vous assure), mais aussi pour les quelques rares lecteurs qui auront l’occasion de lire les différents papiers qui ne manqueront pas de venir progressivement s’ajouter à celui que vous êtes en train de lire. J’en profite pour remercier chaleureusement Gilles pour son sérieux coup de main à l’élaboration graphique de ce blog. N’étant pas doué pour la programmation, bénéficier de ses compétences en la matière est une aubaine bienvenue.

20th Century Boys, le phénomène Urasawa

De quoi s’agit-il en fin de compte ? D’un cyber-journal sur moi, sur tout et sur rien. Un blog banal. Celui d’un mec du 21ème siècle. C’est pour illustrer cette idée que j’ai choisi un titre et une bannière largement inspirés de mon manga préféré du moment, 20th Century Boys (devenu pour le coup “21st Century Boy”), du génial Naoki Urasawa. Je ne manquerai sans doute pas l’occasion de vous en reparler le moment venu.

Bienvenue aux éventuels égarés du web et à très vite pour de nouveaux billets d’humeur !

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