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Made in Astier ? Pas de la Kaamelott !

Oui, je suis lucide… Je le reconnais… Je l’avoue sans détour… Je vous parlerai franchement… J’irai droit au but…
Je suis un fan de “Kaamelott”.

Il s’agit tout simplement pour moi de ce qui se fait de mieux à la télévision française actuellement… et lus largement de ce qui s’est fait de mieux depuis des décennies ! Couplant une écriture brillante, mêlant un humour à la fois simple et raffiné à une véritable tendresse et profondeur, au jeu d’une troupe d’acteurs euphoriques et attachants, “Kaamelott” n’aura pas traîné à faire oublier “Caméra Café”. Oui, Alexandre Astier a su donner toute l’attention et l’affection requise par tous ces personnages hauts en couleur qui nous font hurler de rire depuis quatre saisons déjà. Arthur, le Roi affligé, Perceval et son affligeante bêtise, Karadoc, son appétit ahurissant et sa déconcertante simplicité, Leodagan et ses coups de sang, Merlin et son incommensurable incompétence… Putain, quel pied.

Dès lors, quand il s’est agit de me rendre avec Nao au Salon du Livre aujourd’hui afin de rencontrer Astier himself, inutile de vous dire que je n’ai pas hésité longtemps. Je vous propose d’ailleurs, une fois votre curiosité satisfaite par ce billet, de prendre connaissance du très bon compte rendu de l’évènement sur le blog de Gilles.
Nous avons donc bravé la foule et dégoté une chtite place au stand Virgin à 15h30 où Alexandre Astier et Eric Le Nabour venaient nous parler de leur livre, disponible en exclusivité sur le salon : “Kaamelott - Au coeur du Moyen-Âge Tome 1″. Une bonne heure, animée par un journaliste, qui a vu un Astier tout à fait à l’aise, lucide et à la répartie aiguisée. Après quelques propos intéressants sur la conception de la série et les partis pris d’Astier par rapport à la légende Arthurienne, quelques petits scoops en exclu mondiâââle révélés par le créateur lui-même :
- La saison 6 sera intégralement consacrée au passé des personnages, explorant les origines de Kaamelott et la destinée qui a rassemblé tous ces personnages en un même lieu. Il sera donc notamment question du long séjour romain d’Arthur…
- Un nouveau personnage dans la saison 5 : le frère de Bohort. Petite hyppothèse de ma part…Benoït Poelvoorde ? ^^
- Le Livre V, qui débutera avec les deux épisodes spéciaux de 52 min., sera diffusé à la fin des vacances de Pâques.

L'ouvrage du jour !Après cette petite conférence bien sympathique, Nao et moi-même filons vers le stand Perrin où est prévue une séance de dédicace du livre précité. Après avoir acheté l’ouvrage, nous nous plaçons dans la file… avec la désagréable impression de nous être fait gruger par des jeanfoutres que les scrupules n’étouffent pas… A savoir des mecs qui s’incrustent dès qu’ils le peuvent, au nez et à la barbe des gens qui attendent religieusement depuis 30-45minutes la chance de pouvoir féliciter Astier. Heureusement, le temps passe relativement vite, et nous avons le loisir de jaser sur l’apparition très sympathique de l’excellent François Rollin (le Roi Loth d’Orcanie, dans la série !) venu sur le salon pour dédicacer un bouquin de sa composition.

Enfin, le moment arrive… Après m’être fait dédicacé le bouquin par le pauvre Eric Le Nabour dont le public se fichait presque complètement, j’approchais le maître…
- “J’avais pensé vous déclamer un texte de félicitations en langue burgonde, mais je crains que ça ne vous mette mal à l’aise… et que ça me foute trop la gêne par dessus le marché !
Astier éclate d’un rire qui fait plaisir à voir. J’étais ravis d’avoir pu approcher d’aussi près cet auteur de grand talent, souriant et trèèès disponible et patient pour ses fans (et de la patience, il en faut pour se coltiner avec le sourire les requêtes des groupes de fanboys gothico-elfiques venu en nombre pour soutenir leur idôle…). Après m’avoir dédicacé l’ouvrage, je lui demande humblement - comme de nombreuses personnes avant moi - s’il était disposé à poser quelques secondes avec moi pour une chtite photo . Astier se prête au jeu avec entrain et sympathie… Clic clac, Nao derrière l’objectif pour un beau cliché souvenir.

C’est au tour du Nao de se présenter. J’observe la scène. C’est avec beaucoup d’humilité et avec l’enthousiasme qui le caractérise qu’il s’empresse de remercier Astier pour cette série géniale, et surtout pour ce Livre IV beaucoup plus sombre. Et là, quelque chose se passe… Astier relève la tête, en pleine signature, écarquille les yeux… On pourrait presque y voir des étoiles ! Ce commentaire semblait arriver presque comme une aubaine (”enfin, quelqu’un qui m’en parle… et pas toujours ces mêmes avis sur l’aspect comique en baisse par rapport au Livre I” s’est-il dit, sans doute). Une séance de dédicaces bien sympaAstier remercie Gilles et lui conseille, du coup, “de ne surtout pas manquer le Livre V !”. Icing on the cake, Astier pose aux côtés de Gilles… Moment que j’immortalise à mon tour avec l’appareil numérique providentiel.

Bref, un très bon moment… Et un soulagement, quelque part, de savoir que l’auteur d’une de mes séries fétiches est aussi charmant et accessible. L’esprit encore un peu embrumé, Nao et moi-même errons dans le salon… Et c’est de justesse que j’empêche mon collègue de rentrer dans le bide à … Roger Hanin ! Navarro qui, quelques mètres plus loin, s’en allait serrer la main à François Rollin et Pierre Mondy, côte à côté sur le stand de leur éditeur pour les dédicaces de leur ouvrage respectif. On se croirait à St Trop’, avec toutes ces célébrités.

Après quelques petits tours supplémentaires dans l’immense hall d’expositions, je quittais les lieux avec mon bouquin sous le bras, avec quelques petits souvenir bien sympa… Fin prêt à engloutir les deux spéciaux d’avril qui vont inaugurer de fort belle manière, j’en suis sûr, le livre V de “Kaamelott”. La nouvelle coqueluche de mes zygomatiques.
- “C’est pas faux !”

Merci, Perceval, pour ce magnifique mot de la fin.

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Fontaine, boirai-je ou pas de ton eau ?

Après tant de mois de silence sur mon blogounet, un petit billet histoire de me dérouiller. ^0^

Dans mon mutisme, j’ai oublié de vous dire que j’avais vu l’incroyable The Fountain de Darren Aronofsky (Pi, Requiem for a Dream) avec Hugh Jackman, Rachel Weisz et Ellen Burstyn. Que dire si ce n’est que c’est l’un des films les plus hallucinants et hallucinés que j’ai jamais vu ?

The Fountain

The Fountain raconte le combat à travers les âges d’un homme pour sauver la femme qu’il aime. Espagne, XVIe siècle. Le conquistador Tomas part en quête de la légendaire Fontaine de jouvence, censée offrir l’immortalité. Aujourd’hui. Un scientifique nommé Tommy Creo cherche désespérément le traitement capable de guérir le cancer qui ronge son épouse, Izzi. Au XXVIe siècle, Tom, un être astral, voyage à travers l’espace et prend peu à peu conscience des mystères qui le hantent depuis un millénaire. Les trois histoires convergent vers une seule et même vérité, quand les Thomas des trois époques - le guerrier, le scientifique et l’explorateur - parviennent enfin à trouver la paix face à la vie, l’amour, la mort et la renaissance. (Pitch d’ Allociné)

Pour tout vous dire, tout commence déjà avec ce pitch puisqu’après avoir vu le film je peux déjà vous dire qu’il ne s’agit pas foncièrement d’un pitch “correct”. En effet, le film étant tellement abstrait / philosophique / métaphorique qu’il est possible de présenter le film sous de nombreux angles différents. Ainsi, je ne suis absolument pas d’accord pour dire que le personnage “traverse les âges”. Sans trop en dire et sans spoiler, je dirais que l’histoire se déroule concrètement à notre époque : le scientifique Tommy Creo cherche un remède à la maladie de sa femme. Celle-ci, sentant sa fin venir entame l’écriture d’un livre (”The Fountain”) se déroulant à l’époque des Conquistadores et racontant la quête de la Fontaine de Jouvence par un soldat amoureux de la Reine d’Espagne (les personnage ont, du coup, les traits de Jackman et Weisz). Comme ultime volonté, Izzy demande à son scientifique de mari d’écrire le dernier chapitre de ce bouquin lourd de signification. Enfin, une troisième dimension de lecture est présente dans le film… une sphère totalement philosphique, une vision de l’esprit ou du coeur, celle de la matérialisation de l’amour que porte Tommy à Izzi : dans une bulle symbolisant leur union éternelle, Tommy - crâne rasé - dérive dans l’espace avec vers l’accomplissement et la sérénité de son coeur et de son âme (cfr Affiche).

Métaphorique au possible, d’un lyrisme rare, visuellement fabuleux (!!) et illustré par une partition grandiose de Clint Mansell (connu pour ses thèmes de Requiem for a Dream qui nous hantent encore), le film se déguste comme un poème… Inutile d’y chercher des éléments rationnels, ce film parle directement à notre coeur. Personnes terre-à-terre, ce film n’est pas fait pour vous. Car si l’on devait s’expliquer ce film dans les moindres détails, on y comprendrait sans doute pas grand chose. Voilà pourquoi “The Fountain” est peut-être le seul film que j’ai adoré sans vraiment être capable de vous expliquer pourquoi. C’est comme expliquer pourquoi on a aimé un beau poème… Ou une peinture. Ca nous parle, c’est tout. Ou pas.

Hugh Jackman est tout simplement immense dans ce film, puisqu’il délaisse enfin son accoutrement de star de films d’action ou de comédies pour endosser celui de grand acteur dramatique, ce dont beaucoup doutait il faut bien le dire. Il est absolument bouleversant (je pense notamment à la scène de mutilation à la plume) dans ce long-métrage tortueux, ôde à l’amour aux interprétations multiples (autant d’interprétations qu’il y a de spectateurs, chaque coeur tirant à sa façon la substantifique moëlle qui lui est offerte) et impropre aux compromis. Soit on crie au chef d’oeuvre absolu, soit on hurle au navet du siècle. Un ami, qui a assisté à la séance l’a même proclamée “séance la plus traumatisante de sa vie” (au sens où il s’est fait chier au possible devant une telle bouse prétentieuse). Alors que Claire et moi étions sereins et conquis par le film, sans trop savoir dire pourquoi. Mais le sujet nous a parlé. J’espère qu’il vous parlera également, ce film mérite d’être vu.

Le trailer
Le très beau site officiel.
Une belle note sur IMDB
On peut le voir aisément aux critiques de la presse : soit on adore, soit on déteste A MORT !

“Son allergie aux conventions et son ambition aveugle risquent de laisser une majorité du grand public sur le carreau… qui se privera d’une des oeuvres les plus fascinantes à avoir foulé les salles depuis très longtemps.” (Première)

“The Fountain est un beau voyage original et métaphysique sous une réalisation sophistiquée, voire psychédélique. On en ressort apaisé.” (Brazil)

“The Fountain fait preuve d’une audace et d’une originalité bienvenues (…) une oeuvre à fleur de peau transpirant la sincérité, et soutenue par la superbe musique de Mansell et Mogwai.” (Mad Movies)

“Darren Aronofsky touche une nouvelle fois à la perfection et laisse le spectateur dévasté, repu, en larmes ou en lambeaux. Même pas un chef-d’oeuvre, un miracle…” (aVoir-aLire.com)

“The Fountain est un poème épique et intimiste, métaphysique et bouleversant.” (TéléCinéObs)

“Une magnifique déclaration d’amour à Rachel Weisz (…) Elle illumine l’un de ces “grands films malades” du cinéma.” (Studio Magazine)

“Le résultat désorientera ceux qui n’ont pas potassé le B.A.-B.A de l’ayurvédisme ou le “Karma pour les nuls”. Pourtant sous l’abstraction du scénario perce rapidement l’essence du film, la transcendance d’un couple à la Tristan et Iseult.” (Score)

“Darren Aronofsky, avec ce voyage initiatique aussi émouvant qu’époustouflant, nous emporte dans un maelström d’images et d’émotions.” (L’Ecran Fantastique)

“Cette méditation philosophique sur la mort fascine par son sérieux et son intransigeance. Ou rebute intensément.” (Rolling Stone)

“Hugh Jackman n’a jamais été aussi convaincant. Il apparaît pour la première fois vulnérable.” (Le Journal du Dimanche)

“On est prié de laisser en consigne tout cynisme- même modéré- pour goûter aux joies du dernier trip hallucinogène de Darren Aronofsky, déclinaison transcendentale sur l’amour à travers les âges.” (Ciné Live)

Le film n’a rien en commun avec “Pi” ou “Requiem for a dream” du même réalisateur (si ce n’est le talent du compositeur Clint Mansell). Ce film est un poème qui n’a rien de “rationnel”. C’est un panégyrique de l’amour, zen et philosophique. Ceux qui veulent de l’action ou de la science-fiction, passez votre chemin !

La BO est sublimissime, je suis en train de la réécouter.
Le Soundtrack

Il existe également un superbe Art Book du film qui me tente plutôt pas mal…
Art Book

Ainsi qu’un “Graphic Novel” (une BD, quoi) :
Graphic Novel

Bref, vivement conseillé par la maison mais avec de sérieux avertissements aux cyniques et/ou spectateurs trop cartésiens. ^^

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Le Dragon s’en est allé…

Disparition du chevalier de bronze du dragon !Une bien triste nouvelle pour tous les fans de “Saint Seiya” et les amoureux du “premier doublage” comme on doit l’appeler à présent… Depuis le remplacement intempestif des comédiens originaux…

Le quotidien Asahi a publié sur son site web une courte nécro du comédien de doublage Hirotaka Suzuoki, né le 6 mars 1950 à Nagoya et décédé ce dimanche 6 août des suites d’un cancer du poumon.

Beaucoup se souviendront de lui pour l’énergie qu’il avait insufflé au personnage de Shiryû du Dragon dans le doublage japonais original de “Saint Seiya”, et sa voix à la fois grave et élégante reconnaissable entre toutes. Ses derniers travaux sur l’oeuvre culte de Masami Kurumada, à l’image de Tôru Furuya and Co, auront donc été le film “Saint Seiya Tenkai-hen” et le jeu Playstation 2… Un dernier film maudit pourtant si magnifique, qui revêt aujourd’hui une saveur plus amère que de coutume.
Shiryû, chevalier de bronze du DragonLes fans se souviendront également de ses autres rôles majeurs dans la japanime tels que Tenshin Han dans “Dragon Ball” et “Dragon Ball Z”, Bright Noah dans la saga “Gundam”, Kôjirô Hyûga (Mark Landers) dans “Captain Tsubasa” (”Olive et Tom”), Shachi dans “Hokuto no Ken 2″ (”Ken le survivant”), Tatewaki Kuno dans “Ranma 1/2″ ou encore Hajime Saitô dans “Rurôni Kenshin”. Avec lui disparaissent beaucoup de vains espoirs des fans de “Saint Seiya”, souhaitant ardemment retrouver un jour les comédiens originaux qui avaient fait un travail si merveilleux sur les chevaliers de bronze de notre enfance… En fin de compte, c’est une petite part de nous même qui disparaît à jamais avec lui.

Il avait 56 ans. Paix à son âme.

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Le péché originel

Le premier qui déchiffrera ce mot d’esprit faisant office de titre et qui se fera connaître via les commentaires aura droit à toute ma considération distinguée ! :p

Bon eh bien me voilà en vacances, chers lecteurs ! Une petite semaine et demie de repos, avec un retour au bureau programmé pour le 16 août. D’ici là, beaucoup d’heures de sommeil à rattraper et une motivation à retrouver. A l’heure où je vous écris ce post indispensable à votre insatiable curiosité, je me trouve donc en Belgique. Ceux d’entre-vous qui me connaissent s’écrieront sans doute “Mais comment cela se fait-il ? Ses parents n’ont plus internet depuis deux ans !!”. Pour répondre à cette remarque aussi pertinente que déplacée (mêlez vous de vous oignons, après tout !), j’en vient donc au sujet principal du présent billet.

Le MacBook Pro !

Ca y est, j’ai cédé. Ca faisait des mois que ça me titillait le bulbe. Je me suis fait plaisir. Je me suis procuré un sublimissime MacBook Pro !
Cela faisait longtemps que je souhaitais me mettre vraiment au Mac, pour y avoir pris goût lors des quelques mois passés à travailler sur un vieil IMac à Brignoles il y a près de deux ans. Bien que le côté prétentieux assumé et la marginalité d’Apple m’aient souvent énervés - tout comme la suffisance des Mac-fans qui prétendent encore avoir plus de goût et plus d’intelligence que les mécréants qui achètent PC - j’avoue que le fonctionnement, la souplesse, la puissance et la beauté des produits réalisés par l’entreprise de Cupertino m’ont toujours bluffés. Donc, bien que n’étant pas spécialement anti-PC ni spécialement fanatique de l’ “esprit Mac”, je me suis jeté sur la première génération de Mac avec processeur Intel Core Duo… Un magnifique MacBook Pro 15 pouces avec les “mensurations” suivantes : 2,5 Kg, 2,16 Ghz, 1 Go de RAM, 100 Go de disque dur, lecteur/graveur DVD/CD, frontrow, caméra ISight intégrée, nouvelle connectique MagSafe, clavier rétro-éclairé (avec ajustement automatique de la luminosité de l’écran)… You name it. Sans oublier un design à tomber par terre, une coutume avec la boîte du génialement maniaque et tyrannique Steve Jobs. Bave, bave…

C’est le Laptop le plus puissant jamais produit jusqu’à présent, équipé de la dernière technologie Intel : le processeur à double coeur, dont les PC devraient bénéficier dans quelques semaines (mois ?). Après que mon Packard-Bell se soit transformé en grille pain lors d’une chaude soirée d’été brignolaise il y a deux ans, je ressentais de plus en plus le besoin de me procurer un nouvel engin portable. Et l’idée d’un Mac à germé dans mon esprit, avant de devenir l’idée fixe me poussant jusqu’à la boutique CLG Informatique. Faut dire que les caractéristiques de la bête, en dépit de quelques défauts franchement mineurs en ce qui me concerne, m’ont rapidement tourné la tête. Investir dans une belle bécane, se faire plaisir pour une fois… tudieu ! Après tout, en près de dix ans de pratique informatique, je ne comptais jusqu’alors que trois machines au compteur : un PC Fujitsu (dont je tairais les caractéristiques pour ne pas faire rire l’assemblée), un laptop PC Packard-Bell et un PC clôné, monté de toute pièce par mon poto Erwan que je salue au passage.

Le MacBook Pro, encore !

C’est donc au moyen de cet alléchant appareil que j’ai rédigé ce petit billet. Mais revenons à la question que vous rêviez de me poser tout à l’heure (si si, je l’ai bien senti) : “mais comment as-tu fais pour te connecter au web et poster ce billet aussi passionnant que fantastique ?”. Simple. Mon magnifique (je vous l’avais déjà dit, qu’il était superbe ?) MacBook Pro est équipe d’ “AirPort”, un programme chargé de repérer les sources WIFI environnantes et s’y connecter. Comme vous le savez sans doute, à présent les providers protègent leurs signaux WIFI d’un mot de passe (généralement la fameuse clé WEP, un numéro de série figurant sur le modem fourni). Mais voilà qu’en arrivant chez mes parents je me décide effrontément à lancer “AirPort”. Et paf, vlà t’y pas que je tombe sur un signal WIFI totalement libre d’accès ! Ne me demandez pas d’où il provient, le fait d’avoir le petit bonheur de vous faire part de ce post me suffit amplement. Tant pis pour le pauvre gars dont je squatte momentanément la bande-passante… L’avait qu’à choisir un provider se foutant moins de sa gueule.

Je terminerai sur tout autre chose. Aux amateurs de bande-dessinée (européenne, américaine, japonaise) et de “sous-culture”, je vous recommande chaleureusement la lecture du Webzine “W’Art. Très bien écrit, bien présenté, je suis tombé sous le charme de son ton éditorial et rédactionnel. Un projet de qualité auquel participent notamment Damien de Cyna et Iadalboth (habitué du forum MANE, notamment, pour ceux qui connaissent). Souhaitons leur une très bonne continuation.
Bonne lecture !

P.S. : Petit hommage aussi au regretté comédien de doublage Pascal Renwick, qui nous a tragiquement quitté le 19 juillet dernier. Vous connaissez tous sa voix, grave et sensuelle. Celle de Laurence Fishburne aka Morpheus dans “The Matrix”, de Schwarzenegger dans le premier “Terminator” ou encore Alan Rickman dans “Piège de Cristal”. Il avait doublé quelques épisodes du très attendu “Sergent Keroro” dans le rôle de Giroro (qui lui allait comme un gant !) avant de disparaître beaucoup trop tôt. Paix à son âme.

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Grosses bébêtes et vieux Bébel

Totoro
Grande nouvelle pour tous les amoureux d’oeuvres poétiques ! Tonari no Totoro (Mon voisin Totoro, 1988) de Hayao Miyazaki et Heisei tanuki gassen Pompoko (Pompoko, 1994) de Isao Takahata sont enfin disponibles en DVD. Studio Ghibli est beau, Studio Ghibli est grand !! Je me les suis évidemment pris dès que je les ai apperçu en tête de gondole à la FNAC Saint Lazare tout à l’heure.

Dieu que c’est bon de pouvoir savourer une nouvelle fois toute la magie nostalgique d’un “Totoro”, film incarnant à la perfection tous les rêves et les souvenirs de l’enfance… Du concentré de bonheur en 1h30 d’animation. Un monument du cinéma, à placer aux côtés des plus grands Disney. On appréciera aussi de replonger dans le conte magnifiquement poignant des tanuki, ces espèces de blaireaux du folklore japonais chers à Takahata, illustrant un portrait sans fard des désastres écologiques causés par les Hommes. Aussi magnifiques que soient ces deux long-métrages, il ne s’adressent pas aux mêmes publics. Si “Totoro” ravira petits et grands par son insouciante légèreté, son bonheur communicatif et son récit pétri de nostalgie, “Pompoko” est un peu plus dur, plus “cérébral”, avec son propos sans appel suscitant débat et réflexions. Si les enfants tomberont inévitablement sous le charme des adorables petites bébêtes de poils transformistes, la lenteur du film et son ton quelque peu désespéré risque de les égarer en cours de visionnage… Les adultes, quant à eux, éprouveront bien des difficultés à garder leurs yeux totalement secs. Deux genres différents, mais deux chef-d’oeuvres absolus à posséder absolument. Magnifique mais terriblement triste pour ce qui concerne “Pompoko”. Une maxime qui s’applique parfaitement au sublime et crépusculaire “Tombeau des Lucioles”, autre monument de Takahata qui fut produit en même temps que… “Totoro” !

Pompoko

Bon, au passage je me suis pris deux petites galettes d’un tout autre genre. “Pierrot le fou” de Jean-Luc Godard, tout d’abord. Ca faisait longtemps que je souhaitais découvrir ce chef d’oeuvre de la Nouvelle Vague qui a tant révolutionné à sa manière le cinéma et inspiré des tonnes de grands cinéastes en herbe.
“Ferdinand (Jean-Paul Belmondo) renoue des relations avec Marianne, une jeune étudiante qu’il a jadis aimée. Et le voilà embarqué dans une histoire de fou : un cadavre dont il faut se débarasser, des bandes rivales, un hold up. Une sorte de série noire absurde qui l’entraîne inéluctablement vers la mort…”
Comme d’habitude avec Godard, ce film est une succession de scenettes, de moments saisis au vol, un immense collage de clichés instantanés… Un assemblage intuitif de scènes poussant l’abstraction et la poésie à leur paroxysme. Un rôle en or pour un Belmondo très intense. Notre Bébel national reste sans conteste l’un de mes acteurs fétiches (Aaah, “Un singe en hiver”, “Le magnifique”, “Le professionnel”, “L’as des as”…). Ca me fait penser que j’ai encore un autre monument de Godard à regarder, “A bout de souffle”, pierre angulaire de la Nouvelle Vague avec Belmondo en tête d’affiche encore une fois. Mais avant cela, j’essaierai de me réserver une petite séance pour “Prends l’oseille et tire-toi” de Woody Allen. Merci à ma Claire adorée de me permettre de découvrir ce long-métrage. ^_^

Deuxième galette, “100 000 dollars au soleil” d’Henri Verneuil avec Belmondo, Lino Ventura et Bernard Blier. Des acteurs géniaux au service d’un scénario très sympa et de dialogues mythiques de Michel Audiard. Que demande le peuple ?
“Sahara, 1963. Rocco (Belmondo), chauffeur expérimenté, fauche avec sa fiancée Pepa un camion flambant neuf et son mystérieusement chargement, dont la livraison doit rapporter 100 000 $. Son employeur, le douteux Castiglione dit “la betterave”, charge un autre chauffeur, Marec dit “le plouc”, de les rattraper.”
J’avais vu ce film il y a des années et j’en avais gardé un excellent souvenir. En parlant d’Audiard, je ne me lasserais jamais de revoir “Les tontons flingueurs” et “Les barbouzes”… Deux chef d’oeuvres intemporels du cinéma comique français, avec des répliques d’anthologie. A voir de toute urgence si ce n’est pas encore fait ! Je vous ai déjà dit que j’adorais le cinéma ?

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Un blog du 21ème siècle…

Bon ben voilà…
Après avoir brièvement fait partie de la première grande vague de blogs français (avec un blog Saint Seiya fleurant bon la nostalgie… Aaah, la chasse aux infos sur le Meiô Hades Jûnikyû-hen !), me revoilà avec un nouveau cyber-journal. Entre les deux, un iatus de cinq ans. Autant dire une éternité.

Si à l’époque de ce premier blog je vivais encore bien au chaud chez mes parents dans une banlieue populaire bruxelloise, je vis désormais au rythme de la capitale gauloise. Aaaah, Paris… La Ville Lumière, que je connaissais déjà bien pour y avoir séjourné à de si nombreuses reprises au cours de mon existence. Elle ne m’avait jamais paru aussi belle et désirable qu’après avoir débarqué du Var un beau matin d’octobre 2005.

Brignoles - La place Caramy

Dire que j’ai souffert pendant une année à Brignoles - capitale du Centre Var (sic !) - serait à la fois un euphémisme et une exagération. Ce n’était pas la mine et j’y ai malgré tout vécu de très bons moments. Mais certains amis brignolais m’y ont vu m’éteindre socialement et psychologiquement à la vitesse grand V. Indépendamment du boulot, qui fut pénible par bien des aspects mais qui restera quoiqu’il arrive une expérience inoubliable et irremplaçable, je sentais que je n’étais décidemment pas à ma place dans cette obscure bourgade qui ne m’apportait d’autre plaisir que celui de me mettre au défi. C’est malgré tout la mort dans l’âme que j’avais décidé de quitter ma petite vie varoise et certains collègues devenus amis… Amis. Comme mes anciens patrons, en qui j’avais une confiance aveugle et absolue… Un respect sincère brisé, une fois le masque tombé et certaines méthodes révélées. Mon départ du Var n’était motivé à l’origine que par des problèmes personnels. Mais il fut finalement précipité, pour des raisons professionnelles et d’éthique. La vie est décidément pleine de (mauvaises) surprises. Ils m’avaient donné ma chance… Je suis repartis avec mes désillusions et mon chagrin sous le bras, fort néanmoins d’une expérience nouvelle. En cela, Brignoles ne fut pas un échec total.

Me voilà donc à Paris, prêt à en découdre malgré l’échec. Prêt à relancer la machine, prêt à affronter les entretiens d’embauches et les réécritures de CV. En vrai citadin, je ne pouvais que me réjouir de retrouver le dynamisme d’une grande ville et les possibilités offertes. En quelques jours, je revenais à la vie. Je retrouvais l’énergie indispensable pour aller taquiner Madame La Chance… Cette dernière, qui ne sourit dit-on qu’aux audacieux et aux battants, me permet finalement de retrouver l’inespéré… Un boulot dans le domaine de ma passion, l’audio-visuel, et plus particulièrement le média qui m’est le plus cher : le dessin animé. Un poste à ma convenance, avec des responsabilités accrues et une charge de travail stimulante. Quelques mois plus tard, et bien après une rupture aussi douloureuse qu’inévitable dans ma vie sentimentale, je retrouvais le bonheur en la personne de Claire. L’ultime et la plus belle perle venant s’ajouter à mon collier de bienfaits parisiens.

A Brignoles déjà, très impliqué dans mon travail, je n’avais guère la force et le loisir de reprendre mes activités internautiques commencées à la toute fin de 1998. Comme la création et co-création de trois sites web (Burning Blood, Moerucosmo et Cyna) et la fréquentation de divers forums et autres newsgroups de japanime. J’ai dû laisser toutes ces activités en friche, à mon grand regret. Mais c’était inéluctable. Travailler dans le milieu vous apporte une bonne dose de recul, et votre vision devient tout d’un coup plus cynique. On se sent rapidement très détaché des simples considérations du fan lambda.

Mon arrivée à Paris n’aurait pas dû arranger les choses, emporté qu’on est dans le tourbillon des plaisirs de la ville. Mais, étrangement, en dépit de solides horaires de travail et d’une vie sociale agréablement chargée, j’ai réussi à envisager de reprendre le “clavier”. J’ai retrouvé, quelque part, l’optimisme innocent qui me permettait jadis de chroniquer tel DVD de Saint Seiya, tel CD de Yôko Kanno ou encore tel film magnifique de Sergio Leone.

Car voilà ce qui me passionne plus que tout avec le web : la possibilité de partager mes émotions rapidement et avec le plus grand nombre. J’ai toujours ressenti le besoin de m’exprimer sur tout et n’importe quoi… Un bon film, une série télé déchirante, un bouquin passionnant, un art book de Cowboy Bebop à tomber… Que sais-je. Si j’ai sans doute tourné définitivement la page des sites web (il m’arrive encore d’écrire des articles de japanime pour la presse spécialisée), ce nouveau blog me permet de renouer quelque part avec certains plaisirs abandonnés. Il me servira d’exhutoire et de tribune… Pour moi-même, déjà (ce qui peut être parfois très libérateur, je vous assure), mais aussi pour les quelques rares lecteurs qui auront l’occasion de lire les différents papiers qui ne manqueront pas de venir progressivement s’ajouter à celui que vous êtes en train de lire. J’en profite pour remercier chaleureusement Gilles pour son sérieux coup de main à l’élaboration graphique de ce blog. N’étant pas doué pour la programmation, bénéficier de ses compétences en la matière est une aubaine bienvenue.

20th Century Boys, le phénomène Urasawa

De quoi s’agit-il en fin de compte ? D’un cyber-journal sur moi, sur tout et sur rien. Un blog banal. Celui d’un mec du 21ème siècle. C’est pour illustrer cette idée que j’ai choisi un titre et une bannière largement inspirés de mon manga préféré du moment, 20th Century Boys (devenu pour le coup “21st Century Boy”), du génial Naoki Urasawa. Je ne manquerai sans doute pas l’occasion de vous en reparler le moment venu.

Bienvenue aux éventuels égarés du web et à très vite pour de nouveaux billets d’humeur !

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