“Esteban” ou le Grand Heritage

Aaah, qu’il est doux de se replonger dans son enfance et d’en extraire des saveurs qu’on croyait avoir oubliées… La Madeleine de Proust, tout ça. Eh bien figurez vous que c’est exactement ce qui m’est arrivé il y a deux semaines en décidant de réaliser un fantasme vieux de 5 ans : acheter le coffret DVD intégrale des “Mystérieuses Cités d’Or” !

Taiyô no Ko Esteban

Profitant d’une réduction de prix substantielle, je me suis en effet procuré la réédition de ce coffret édité par Sony comportant les 39 épisodes de cette série de 1982 produite entre la France et le Japon. Pour tout vous dire, cela faisait bien vingt ans (et la diffusion sur Antenne 2) que je n’avais revu la série de manière continue… C’est à dire dans une véritable volonté de la suivre épisode après épisode, et non pas par bouts d’épisodes chopés par hasard au gré d’une séance de “zappage” nonchalante affalé sur mon canapé. De plus, je peux dores et déjà vous confirmer que je n’en avais jamais vu la fin ! Quoiqu’il en soit, mes souvenirs étaient suffisemment forts et positifs pour justifier l’investissement dans ces galettes qui me faisaient saliver depuis quelques temps.

Eh bien, inutile de tourner autour du pot, la magie est toujours là. Doux euphémisme. Après m’être englouti la série en quelques jours, je puis affirmer qu’il s’agit encore un des plus beaux animés qu’il m’est été donné de voir. Et ce à tous les niveaux : scénario, design, décors, animation, réalisation, doublage, musiques… you name it. Si bien que je me passionne dernièrement pour tout ce qui tourne autour de la production de ce chef d’oeuvre, les relations entre les équipes françaises et nippones, les modes opératoires, etc… Je me suis donc par conséquent plongé dans les deux fameux Mook consacrés à la série (deux ouvrages rarissimes de la fameuse collection “This is Animation” de la Shogakkan), très côtés auprès des collectionneurs et généralement… hors de prix) que je me suis procuré à “moindres frais” - tout est relatif bien sûr !… - d’où émergent de nombreuses infos succulentes sur tout l’aspect “behind the scene”.

Les deux Mook

Conscient de ma poussée d’enthousiasme pour “Taiyô no ko Esteban”, mon pote Stéphane m’a présenté à des amis à lui : l’association “Les Enfants du Soleil”, éditeur d’un superbe fanzine éponyme présenté en convention depuis plusieurs années et que je vous encourage d’acheter. J’ai donc rapidement sympathisé avec l’un des co-fondateurs, et après quelques discussions passionnées, une idée d’article sur les dessous de la production a germé. Idée renforcée par l’aide apportée à l’écriture par un ami japonisant, très motivé lui aussi par l’aspect assez méconnu des infos que nous souhaitons traiter dans ce dossier… lequel vient également de recevoir l’aide et la bénédiction de deux témoins de premier choix : Jean Chalopin et Bernard Deyriès en personnes ! Ces derniers se sont en effet très gentillement proposé, via les “Enfants du Soleil”, pour répondre à toutes nos questions. Pouvait-on décemment rêver meilleure entrée en matière ?

Ce dossier historico-technique devrait donc, nous l’espérons, être publié dans le futur numéro des “Enfants du soleil”. Une raison de plus pour l’acheter, n’est-ce pas ? :p)
D’ici là, n’hésitez pas à vous replonger dans les aventures d’Esteban, Zia, Tao, Mendoza et consorts, vous ne le regretterez pas.

“Au revoir. A bientôt”

3 commentaires »

  1. Nao nous dit :

    19 février 2007 à 18:15

    Si t’as besoin d’un traducteur de databooks pour ton dossier……………. :D

  2. Arion nous dit :

    19 février 2007 à 18:28

    J’en ai déjà un, a priori, mais je note, je note. ^0^

  3. falconhill nous dit :

    24 février 2007 à 20:17

    Je t’aiderai pas pour la traduction, tu as des amis plus brillants et compétents que moi…

    Mais je ne peux que te confirmer cette magie qui marche toujours. Je viens de réentendre cette aprésmidi, par hasard, une des musiques de ce dessin animé fabuleux. Winamp passe parfois de belles choses… Et ouais, cet animé dont j’avais acheté les cassettes lors de ma premiere année d’école d’ingénieur y déjà 8 ans, et les DVDs par la suite, reste un truc qui ne vieillit pas.

    Ces commes SaintSeiya, ça vieillit pas. Parce que ce qui est dans le coeur, ça se conserve assez bien.

    Et une dernière anecdote. C’est l’année avant notre ballade commune au cartoonist de Toulon que j’avais acheté le CD des musiques, à un petit vendeur du salon qui a l’époque faisait de l’import. Souvenris toujours… (gomen masai, je ne change pas… ^__^)

    Bonne continuation

Flux RSS pour les commentaires de ce post · URI de Trackback

Laisser un commentaire

Vous devez être connecté(e) pour poster un commentaire.