Fontaine, boirai-je ou pas de ton eau ?
Après tant de mois de silence sur mon blogounet, un petit billet histoire de me dérouiller. ^0^
Dans mon mutisme, j’ai oublié de vous dire que j’avais vu l’incroyable The Fountain de Darren Aronofsky (Pi, Requiem for a Dream) avec Hugh Jackman, Rachel Weisz et Ellen Burstyn. Que dire si ce n’est que c’est l’un des films les plus hallucinants et hallucinés que j’ai jamais vu ?

The Fountain raconte le combat à travers les âges d’un homme pour sauver la femme qu’il aime. Espagne, XVIe siècle. Le conquistador Tomas part en quête de la légendaire Fontaine de jouvence, censée offrir l’immortalité. Aujourd’hui. Un scientifique nommé Tommy Creo cherche désespérément le traitement capable de guérir le cancer qui ronge son épouse, Izzi. Au XXVIe siècle, Tom, un être astral, voyage à travers l’espace et prend peu à peu conscience des mystères qui le hantent depuis un millénaire. Les trois histoires convergent vers une seule et même vérité, quand les Thomas des trois époques - le guerrier, le scientifique et l’explorateur - parviennent enfin à trouver la paix face à la vie, l’amour, la mort et la renaissance. (Pitch d’ Allociné)
Pour tout vous dire, tout commence déjà avec ce pitch puisqu’après avoir vu le film je peux déjà vous dire qu’il ne s’agit pas foncièrement d’un pitch “correct”. En effet, le film étant tellement abstrait / philosophique / métaphorique qu’il est possible de présenter le film sous de nombreux angles différents. Ainsi, je ne suis absolument pas d’accord pour dire que le personnage “traverse les âges”. Sans trop en dire et sans spoiler, je dirais que l’histoire se déroule concrètement à notre époque : le scientifique Tommy Creo cherche un remède à la maladie de sa femme. Celle-ci, sentant sa fin venir entame l’écriture d’un livre (”The Fountain”) se déroulant à l’époque des Conquistadores et racontant la quête de la Fontaine de Jouvence par un soldat amoureux de la Reine d’Espagne (les personnage ont, du coup, les traits de Jackman et Weisz). Comme ultime volonté, Izzy demande à son scientifique de mari d’écrire le dernier chapitre de ce bouquin lourd de signification. Enfin, une troisième dimension de lecture est présente dans le film… une sphère totalement philosphique, une vision de l’esprit ou du coeur, celle de la matérialisation de l’amour que porte Tommy à Izzi : dans une bulle symbolisant leur union éternelle, Tommy - crâne rasé - dérive dans l’espace avec vers l’accomplissement et la sérénité de son coeur et de son âme (cfr Affiche).
Métaphorique au possible, d’un lyrisme rare, visuellement fabuleux (!!) et illustré par une partition grandiose de Clint Mansell (connu pour ses thèmes de Requiem for a Dream qui nous hantent encore), le film se déguste comme un poème… Inutile d’y chercher des éléments rationnels, ce film parle directement à notre coeur. Personnes terre-à-terre, ce film n’est pas fait pour vous. Car si l’on devait s’expliquer ce film dans les moindres détails, on y comprendrait sans doute pas grand chose. Voilà pourquoi “The Fountain” est peut-être le seul film que j’ai adoré sans vraiment être capable de vous expliquer pourquoi. C’est comme expliquer pourquoi on a aimé un beau poème… Ou une peinture. Ca nous parle, c’est tout. Ou pas.
Hugh Jackman est tout simplement immense dans ce film, puisqu’il délaisse enfin son accoutrement de star de films d’action ou de comédies pour endosser celui de grand acteur dramatique, ce dont beaucoup doutait il faut bien le dire. Il est absolument bouleversant (je pense notamment à la scène de mutilation à la plume) dans ce long-métrage tortueux, ôde à l’amour aux interprétations multiples (autant d’interprétations qu’il y a de spectateurs, chaque coeur tirant à sa façon la substantifique moëlle qui lui est offerte) et impropre aux compromis. Soit on crie au chef d’oeuvre absolu, soit on hurle au navet du siècle. Un ami, qui a assisté à la séance l’a même proclamée “séance la plus traumatisante de sa vie” (au sens où il s’est fait chier au possible devant une telle bouse prétentieuse). Alors que Claire et moi étions sereins et conquis par le film, sans trop savoir dire pourquoi. Mais le sujet nous a parlé. J’espère qu’il vous parlera également, ce film mérite d’être vu.
Le trailer
Le très beau site officiel.
Une belle note sur IMDB
On peut le voir aisément aux critiques de la presse : soit on adore, soit on déteste A MORT !
“Son allergie aux conventions et son ambition aveugle risquent de laisser une majorité du grand public sur le carreau… qui se privera d’une des oeuvres les plus fascinantes à avoir foulé les salles depuis très longtemps.” (Première)
“The Fountain est un beau voyage original et métaphysique sous une réalisation sophistiquée, voire psychédélique. On en ressort apaisé.” (Brazil)
“The Fountain fait preuve d’une audace et d’une originalité bienvenues (…) une oeuvre à fleur de peau transpirant la sincérité, et soutenue par la superbe musique de Mansell et Mogwai.” (Mad Movies)
“Darren Aronofsky touche une nouvelle fois à la perfection et laisse le spectateur dévasté, repu, en larmes ou en lambeaux. Même pas un chef-d’oeuvre, un miracle…” (aVoir-aLire.com)
“The Fountain est un poème épique et intimiste, métaphysique et bouleversant.” (TéléCinéObs)
“Une magnifique déclaration d’amour à Rachel Weisz (…) Elle illumine l’un de ces “grands films malades” du cinéma.” (Studio Magazine)
“Le résultat désorientera ceux qui n’ont pas potassé le B.A.-B.A de l’ayurvédisme ou le “Karma pour les nuls”. Pourtant sous l’abstraction du scénario perce rapidement l’essence du film, la transcendance d’un couple à la Tristan et Iseult.” (Score)
“Darren Aronofsky, avec ce voyage initiatique aussi émouvant qu’époustouflant, nous emporte dans un maelström d’images et d’émotions.” (L’Ecran Fantastique)
“Cette méditation philosophique sur la mort fascine par son sérieux et son intransigeance. Ou rebute intensément.” (Rolling Stone)
“Hugh Jackman n’a jamais été aussi convaincant. Il apparaît pour la première fois vulnérable.” (Le Journal du Dimanche)
“On est prié de laisser en consigne tout cynisme- même modéré- pour goûter aux joies du dernier trip hallucinogène de Darren Aronofsky, déclinaison transcendentale sur l’amour à travers les âges.” (Ciné Live)
Le film n’a rien en commun avec “Pi” ou “Requiem for a dream” du même réalisateur (si ce n’est le talent du compositeur Clint Mansell). Ce film est un poème qui n’a rien de “rationnel”. C’est un panégyrique de l’amour, zen et philosophique. Ceux qui veulent de l’action ou de la science-fiction, passez votre chemin !
La BO est sublimissime, je suis en train de la réécouter.

Il existe également un superbe Art Book du film qui me tente plutôt pas mal…

Ainsi qu’un “Graphic Novel” (une BD, quoi) :

Bref, vivement conseillé par la maison mais avec de sérieux avertissements aux cyniques et/ou spectateurs trop cartésiens. ^^











n’en reste pas moins que le savoir-faire et l’autorité du studio de Mickey demeurent inégalés. Les films de l’ “âge d’or” n’ont pas pris la moindre ride et n’ont, à mon sens, toujours pas trouvé à ce jour d’adversaire à leur véritable mesure. Et ce malgré le talent infini de tous les Miyazaki, Takahata ou Lasseter de ce monde. C’est dire le statut de ces chef d’oeuvres absolus et intemporels. 
* Milt Kahl (1909 - 1987) débute en 1934 au début de la production de “Blanche Neige”. Il est réputé pour être l’un des meilleurs animateurs ayant jamais travaillé pour les studios Disney. C’est pour cela que Walt lui confia souvent les tâches les plus difficiles, et qu’il fut admiré par de nombreux animateurs du studio. On retrouve sa patte dans des personnages qu’il a animé avec brio, tels que Pinocchio, Peter Pan, Alice, le Prince dans “La belle au bois dormant”, Shere Khan dans “Le Livre de la Jungle”, Edgard dans “Les Aristochats”, le Shérif de Nottingham dans “Robin des Bois” ou Medusa dans “Bernard et Bianca”. Kahl prend sa retraite en 1976 après 42 années passées au service de Walt Disney. (cfr photo ci-dessus. Kahl à l’oeuvre sur le personnage de Kay, fils d’Hector dans “Merlin l’enchanteur” en 1963)
Sogabe s’est donc éteint le 17 septembre dernier des suites d’un cancer de l’oesophage. Né le 16 avril 1948 dans la préfecture de Chiba, Sogabe était également connu pour ses rôles dans Hokuto no Ken (Hyuui du Vent), Sailormoon (Kunzite), Dragon Ball GT (Docteur Myu), le 7ème film de DBZ (C13), Bubble Gum Crisis (Largo)… Voix imposante et majestueuse, son interprétation de Saga dans les ultimes épisodes du Sanctuaire et Shinku no shônen densetsu (”Abel”), troisième film de Saint Seiya, restera dans les mémoires.
sublimissimes “Heat” (face à face inoubliable entre entre Al Pacino et Robert de Niro, tous deux en état de grâce !), “Révélations” (une histoire vraie plus qu’inquiétante interprétée avec brio par Al Pacino et alors méconnu Russell Crowe) ou encore “Collateral” (voyage au bout de la nuit californienne… et de la psyché humaine avec deux acteurs absolument magnifiques, Jamie Foxx et surtout Tom Cruise, ce dernier trouvant là le second meilleur rôle de sa carrière après son interprétation d’un gouru du sexe dans “Magnolia”). Et si son “Ali”, avec un Will Smith pourtant impeccable, m’avait plutôt déçu, je considère toujours un film de Mann comme un petit évènement personnel. :p
12 juillet 1948 à Nagoya. Avant d’être remplacé par le très talentueux Takeshi Kusao sur le jûnikyû-hen, Totani était en effet la voix du chevalier d’or du Capricorne durant la série et aussi le film “Shinku no shônen densetsu” (Abel), ainsi que le chevalier d’argent Moses. Il était également connu pour ses rôles dans “Hokuto no Ken” et “Hokuto no Ken 2″ (Jagi, Han, Ryûken), “Kinnikuman” (le commentateur, Inspecteur Gobugari), “Candy Candy” (George) et la narration d’un grand nombre de drama et de documentaires…
Une bien triste nouvelle pour tous les fans de “Saint Seiya” et les amoureux du “premier doublage” comme on doit l’appeler à présent… Depuis le remplacement intempestif des comédiens originaux…
Les fans se souviendront également de ses autres rôles majeurs dans la japanime tels que Tenshin Han dans “Dragon Ball” et “Dragon Ball Z”, Bright Noah dans la saga “Gundam”, Kôjirô Hyûga (Mark Landers) dans “Captain Tsubasa” (”Olive et Tom”), Shachi dans “Hokuto no Ken 2″ (”Ken le survivant”), Tatewaki Kuno dans “Ranma 1/2″ ou encore Hajime Saitô dans “Rurôni Kenshin”. Avec lui disparaissent beaucoup de vains espoirs des fans de “Saint Seiya”, souhaitant ardemment retrouver un jour les comédiens originaux qui avaient fait un travail si merveilleux sur les chevaliers de bronze de notre enfance… En fin de compte, c’est une petite part de nous même qui disparaît à jamais avec lui. 

